Je suis préoccupée par pas mal de trucs en ce moment. Tous se rapportent à moi en plus. C'est mon petit côté égocentrique qui surgit. Ouais, quand je vois que j'ai 19 ans et que ma vie me fait assez pitié. J'ai de compassion pour personne en ce moment, je suis juste énervée. Face au constat de ma pitoyable existence, heureusement que j'attends plus de la vie sinon j'aurais plus qu'à me balancer. Je n'ai rien à foutre de votre bonheur, ya que le mien qui m'intéresse pour l'instant. Marre de me réjouir pour les autres, il faut surement revoir mes priorités. J'ai l'impression de tout laisser passer. Je ne suis motivée pour absolument rien. Ni personne. La question c'est vais-je encore attendre cette putain de motivation ou vais-je me botter le cul une bonne fois pour toutes, forcer un peu le destin, prendre des risques ?
Ça fait un mois que je me traine. Je peux plus me voir. J'ai faim mais pas envie de manger. Je suis un vrai légume, passive qui regarde défiler les gens avec leur vie passionnante. Et je me plains, je suis juste pauvre au final, pauvre qui passe sa frustration sur des choses matérielles. Au fond c'est pas ça qui me fait chier, car tout va bien, forcément, puisque rien ne se passe.
Je suis sortie une heure en trois jours, clouée au lit à cause de la grippe, et encore je suis rentrée crevée. Le truc qui accentue l'effet loque. J'ai pas ouvert un livre de jap en un mois, si la fac est débloquée j'aurais plus qu'à retourner en cours en touriste. Je passe ma journée à penser à la même personne, et c'est assez chiant je dois dire.. Me manque plus que des comédies sentimentales et un pot de Ben&Jerry's.
J'ai fais quelques tours pour les jobs d'Eté, toujours le même refrain :
"Oh vous savez on a une pile de CV haute comme ça mais bon vous pouvez toujours laisser le votre on sait jamais !" Oui après tout si le responsable tire au sort ça peut marcher.
J'irais bien bosser à Paris cet Eté, quand les gros cons seront partis sur la côte d'Azur, ça peut être bien Paris.
